A propos

Portrait de Marion Delisse

Thérapeute et médiatrice

En thérapie, comme en médiation, je combine les méthodes auxquelles je me suis formée et les applique en fonction de la personnalité et du vécu de chacun. 

Mon accompagnement, particulièrement respectueux et bienveillant, entraîne dans un voyage intérieur/extérieur fait de retrouvailles et de réconciliation avec soi-même et avec les autres.

Voici mon parcours.

Mars 2007. Alors salariée d’un grand groupe de presse où les conflits sont quotidiens, je découvre la Communication Non Violente, c’est une révélation.

Plus tard, je rencontre une formatrice également thérapeute en IFS (internal family system). J’entame une thérapie avec elle, les résultats ne se font pas attendre. Je me sens apaisée et plus légère.

Lors d’un module de Communication non violente, je fais la connaissance de deux stagiaires en cours de formation à la maïeusthésie. Cette méthode m’intrigue. Par curiosité, je prends rendez-vous avec un thérapeute certifié. Des problèmes, évoqués et décortiqués pendant de longues années en psychanalyse, disparaissent d’eux-mêmes en quelques séances. Je suis bluffée!

Je décide de me former à cette méthode, qui sort de tous les paradigmes habituels : le symptôme y est vu comme un guide menant à celui que nous avons été à un moment de notre vie et qui s’est vu bloqué, puis mis de côté dans notre inconscient suite à un événement malheureux.

L’accompagnement en maïeusthésie, d’une rare acuité et délicatesse, permet à cet être en nous de se libérer et de retrouver toute sa place dans notre psychisme.

De cette réhabilitation naît un apaisement durable, puisque le symptôme, véritable cri de l’être enfermé en nous, n’a plus lieu d’exister.

Le vécu de Sophie

Une petite fille de cinq ans se retrouve les doigts collés dans une prise de courant après que son père lui a demandé de débrancher un appareil électrique dans sa chambre. Elle a les mains mouillées et ne peut échapper au courant qui la traverse.Sophie appelle son père au secours. Mais cet homme en qui elle a le plus confiance au monde ne vient pas, s’étant couché et endormi.

C’est sa mère qui intervient et coupe le courant. La petite fille en déduit qu’elle n’existe pas aux yeux de son père, qu’il n’a rien à faire d’elle puisqu’il est prêt à la laisser mourir.

Devenue adulte, Sophie est en incapacité de faire confiance à un homme. Sa vie affective est compliquée, voire inexistante. La maïeusthésie et les différentes méthodes que je pratique ont permis à Sophie de rencontrer cette petite fille, de reconnaître sa souffrance, sa peur, son désespoir et d’en prendre la mesure.

Grâce aux outils de médiation, elle a eu l’opportunité d’entamer un dialogue intérieur avec son père, disparu depuis. Ces deux êtres ont pu exprimer mutuellement leurs ressentis, s’écouter, se comprendre.La petite fille, enfin reconnue, n’a plus eu besoin de hurler. Apaisée, l’adulte n’a plus reproduit ses vieux schémas.